Depuis vendredi 31 mars après-midi, les pompiers de Tours luttent contre un incendie qui s’est déclaré sur le chantier de construction de locaux au stade Camus-Maurois. Le feu a repris ce samedi 1er avril.
Ce samedi 1er avril 2023, dans la matinée, un incendie était en cours sur le site du stade Camus-Maurois, sur un chantier de construction, situé à la croisée des rues Maurice-de-Tastes et de La Presle à Tours-Nord. Il s’agit des futurs locaux du Patronage Laïque Paul-Bert, dont les travaux sont en cours depuis plusieurs mois. Une visite de chantier était prévue le 10 avril prochain, avant la remise des clés.
Selon nos informations, le feu aurait commencé la veille, en début d’après-midi. Ce sont les ouvriers présents sur place qui ont donné l’alerte, voyant de la fumée s’échapper de la couche d’isolant. Ils ont tenté en vain d’éteindre le feu eux-mêmes à l’aide d’un extincteur.
Une reprise du feu aux premières lueurs du jour
Les pompiers sont restés sur place jusqu’à 1 h 30 du matin, pour maîtriser le feu, attisé par les fortes rafales de vent. Mais ce samedi, vers 6 h 30, le gardien du site a donné à nouveau l’alerte, signalant une reprise de l’incendie. « Les lueurs des flammes et le panache de fumée étaient visibles depuis Saint-Avertin dans l’obscurité », se rappelle le capitaine Nicolas Barnault, adjoint chef du groupement nord.

L’incendie a repris en début de matinée, samedi 1er avril 2023, vers 6 h, probablement ravivé par les rafales de vent.
© (Photo NR, Hugues Le Guellec)
Une trentaine de soldats du feu des centres de secours de Tours, Monnaie et Vouvray, appuyés de deux camions à pompe, sont donc revenus sur place ce samedi, pour sécuriser le site et faire tomber le reste de la structure à l’aide d’un engin du génie civil. La moitié du bâtiment a été ravagée par les flammes : « Nous avons fait la “ part du feu ” pour sauver une partie du bâtiment. »

À 10 h 30, le vrombissement des tronçonneuses résonnait entre les pavillons tandis que les pompiers s’affairaient à déblayer les ruines de la structure intégralement composée de bois. « Nous avons encore plusieurs heures de travail pour assurer le déblayage et le dégarnissage de la structure », précise le capitaine Barnault.